dimanche 9 juillet 2017

(a)vide de sens


  
Dans le temps, ma religion c'était la logorrhée de certains groupes de musique... pourtant la plupart naviguaient déjà en eaux troubles de mauvais goût et ont sombré corps et biens dans le grotesque quand la vague s'est retirée...d'autres j'ai dû les saborder moi-même car leurs coques étaient vermoulues... et les derniers qui surfaient bravement sur l'écume des jours ont disparus peu à peu silencieusement des sept mers, laissant derrière eux comme un sentiment d'abandon...

Maintenant la religion ce serait plutôt le demi-sourire du Bouddha et aussi le souvenir d'un instructeur en treillis genre full metal jacket en train d' hurler : "Est-ce que vous avez envie de vivre ??!!!"

Me suis récemment débattu avec certains concepts et j'ai trouvé une phrase dans la revue chrétienne Limite qui résume bien les choses (durant une interview avec Philip Blond) : "je ne crois pas qu'il faille forcément croire en Dieu pour être bon mais je crois qu'il faut croire au bien pour le défendre et se battre pour lui. Le monde est fait de telle manière que le bien vous pousse à agir comme si vous croyiez en Dieu."..
 J'ai noté avec plaisir une ouverture d'esprit qu'on ne trouve malheureusement pas chez tout le monde.. mais malgré tout, on est comme on est,  même si on le sait pas ("Trop de biographies ne sont que le dépotoir d'identités successives" Ziegmund Baumann) et dans ces fluctuations, m'ont aidé ces quelques phrases de Maître Kosen sur www.zen-deshimaru.com:
- La vraie religion c'est d'être capable de forger son propre destin, le reste n'est que superstition et esclavage religieux.
-Le Karma n'existe que si vous y croyez.
-Je n'apprécie ni ceux qui se disent chrétiens ni ceux qui se disent bouddhistes, donner son pouvoir à une église vous éloigne de votre vraie divinité donc vous éloigne du dieu véritable.
Mais peut être ne souhaitez vous pas du tout rencontrer dieu, mais seulement en parler ou au mieux croire en lui à distance respectable.
-Même si dieu est partout c’est à partir de sa propre divinité qu’on le comprend et qu’on l’expérimente vraiment, qu’on communique avec lui sous toutes ses formes et dans toutes les dimensions dieu unique, dieux multiples, soi et les autres ne font qu’un.


Sinon c'est bientôt les vacances : (tiens, encore une photo allégorique...)


lundi 20 mars 2017

Sale-Fishnet


Sourires satisfaits sur des selfies
I’ll show you fear
Dans un facebook profile
Comas du fond d’une lanterne en carton
Où dansent les ombres de la télévision
 Whisper viscérale
Sous le masque verni, derrière l' écran dépoli,
Les vices, les râles, d'une feinte révolution
survivaliste
passive-agressive aux convictions
anémiées
rapiécées.
Placarder les idéaux prédécoupés pour la déco
Slogans passe-partout, en sticker ou tattoo
Humains légos, Crachez votre fiel,
De ce pollen j’en ferai du miel.



Végétalice :
Finalement, la Reine Rouge commença :
- Tu as manqué la soupe et le poisson, dit-elle. Qu'on serve le gigot !
Et les domestiques placèrent un gigot de mouton devant Alice, qui le regarda d'un air anxieux car elle n'en avait jamais découpé auparavant.
- Tu as l'air un peu intimidée, permets-moi de te présenter à ce gigot de mouton, dit la Reine Rouge. Alice... Mouton ; Mouton... Alice.
Le gigot de mouton se leva dans le plat et s'inclina devant Alice, qui lui rendit son salut en se demandant si elle devait rire ou avoir peur.
- Puis-je vous en donner une tranche ? demanda-t-elle en saisissant le couteau et la fourchette, et en regardant d'abord une Reine, puis l'autre.
- Certainement pas, répondit la Reine Rouge d'un ton péremptoire. Il est contraire à l'étiquette de découper quelqu'un à qui l'on a été présenté. Qu'on enlève le gigot !



Lescop Ljubljana:
Nous marchions tous les deux,
Dans cette ville, solitaires.
Faisant bouillonner le bleu
Qui battait dans nos artères.   

jeudi 9 mars 2017

Stadtmaus Feldmaus

l'odeur du bitume mouillé
les flaques irisées sous les réverbères
les volutes de tabac
les parfums de femmes

les arbres après la pluie
le parfum de la terre boueuse
les lambeaux de brume matinale
les cris des corbeaux